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FOIL – COMMENT ÇA MARCHE ?

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Le foil n’est pas aussi inaccessible que ce que la légende veut bien vous faire croire, mais pour éviter de se payer des séances interminables de rodéo, il est très important de comprendre comment marche un foil et de gérer la portance. La plus grosse erreur des galériens est de vouloir absolument voler…

MATÉRIEL

Equipement
Casque, gilet de flottaison, chaussons et gants pour se protéger des chocs contre le foil.

Niveau
Savoir piloter son aile dans tout type de conditions sans la faire tomber.

Planche
Du volume et de la largeur sur toute la longueur (stabilité latérale et longitudinale). Avec du volume, c’est un peu plus difficile de basculer le foil au waterstart mais cela vous aidera à progresser plus vite car plus de flottabilité pour prendre de la vitesse à plat et plus de tolérance lors des touchettes.

Footstraps
Trois dont deux à l’avant en V (plus facile pour prendre ses repères d’équilibre). Avec deux footstraps, il y a un risque de se vriller le genou en cas de chute en avant. Fixez les footstraps sur les inserts les plus avancés et ouvrez-les beaucoup plus qu’en twin tip pour vous dégager facilement. Avec un seul footstraps sur l’axe longitudinal, la position est inconfortable au waterstart et en navigation à plat.

Foil
Foil freeride accessible avec une aile avant très porteuse.

Les foils de freeride nécessitent moins de vitesse pour voler et les accélérations sont progressives. Un foil performant impose d’aller vite pour voler et une fois hors de l’eau, les accélérations sont difficiles à contrôler. En plus de prendre peur, les chutes sont assez violentes.

Longueur du mât
Entre 75 cm et 95 cm. Un mât inférieur à 1 m est plus facile à contrôler en navigation à plat. Les amplitudes de variation de hauteur sont plus faciles à gérer.

Aile
Puissance en haut de fenêtre et très grand dépower. Il faut être toilé normalement pour ne pas sans cesse relancer l’aile, source de déséquilibre (12 noeuds = 12 m2). Longueur de ligne de 30 mètres, c’est la taille optimale pour avoir une traction constante. Pour le vent très léger (inf. 10 noeuds), vous pouvez monter jusqu’à 50 mètres de ligne mais en cas de chute, préparez-vous à un retour à la nage.

Vent
Régulier side à side onshore, plan d’eau plat.

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LES TROIS CAUSES DE CHUTE

Excès d’incidence = chute en arrière
C’est ce qui arrive si le poids du corps est sur la jambe arrière

Excès de portance = chute en avant
Le foil monte trop haut et l’aile cavite puis décroche.

Chercher à voler
Le foil est comme un avion, il a une vitesse seuil à partir de laquelle il peut porter le rideur et le matos. En fonction des modèles, cette vitesse est plus ou moins élevée.

PRINCIPES DE BASE POUR PROGRESSER EN FOIL

Le foil se gère avec le poids du corps, par déplacements du bassin et des épaules, et non pas avec les pieds.

Gérer la portance
Dès que le foil commence à monter, il faut fléchir à fond et choquer, c’est tout. Plus vous progresserez, plus l’amplitude de la flexion et de la course de border/choquer sera faible.

Fente avant
Cela se définit par l’action de mettre du poids sur la jambe avant. De part sa forme liée au shape asymétrique entre l’intrado et l’extrado, l’aile avant du foil sustente. Si la vitesse augmente, la sustentation aussi, donc il faut contrer cette force en mettant le poids du corps sur la jambe avant.

AILE AVANT ET COUPLE PIQUEUR

Tout profil porte et déporte naturellement ce qui créé le phénomène de tangage. Pour illustrer, prenons l’exemple de l’aile d’une maquette d’avion. Si on la jette, elle va se mettre à vriller très vite car en prenant de la vitesse, elle monte puis décroche car trop d’incidence et reprend de la vitesse en tombant, etc… Le fait que l’aile avant déporte naturellement est lié au couple piqueur, couple lié au shape de l’aile avant. A basse vitesse, le couple piqueur est faible. Avec l’accélération, le couple piqueur augmente de façon exponentielle.

LE RÔLE DU STABILISATEUR

Quelle que soit la forme du stabilisateur, son rôle principal est surtout d’atténuer le phénomène d’oscillation. Dans son comportement, un foil se comporte plutôt comme un planeur que comme un avion qui a tout le poids à l’avant des ailes.

Stabilisateur déporteur
Le stabilisateur déporteur équipe la grande majorité des foils du marché et annule ce couple piqueur.

Stabilisateur neutre
Un stabilisateur neutre gomme les oscillations de l’aile avant.

Stabilisateur porteur
Cette forme facilite la répartition du poids du corps entre le pied avant et le pied arrière ainsi qu’une meilleure glisse à basse vitesse.

Au-delà d’une certaine vitesse, assez élevée (sup. à 25 noeuds) qui dépend des profils, le couple piqueur entre en action et le foil descend. Pour compenser cette descente, on appuie sur le pied arrière.

LE FUSELAGE

La longueur du fuselage influe sur la stabilité longitudinale du foil (oscillation).

Plus un fuselage est long, plus l’amplitude de l’oscillation est atténuée. En revanche, avec un fuselage plus court, le rideur génère plus d’oscillation mais cela à l’avantage d’avoir un foil plus maniable

CHANGER DE CAP

Comme nous l’avons précisé plus haut, le foil se gère avec le poids du corps par l’intermédiaire de déplacements des épaules et du bassin.

Lofer
Le bassin bascule vers l’avant.

Abattre
Le bassin bascule vers l’arrière

POUR ALLER VITE

Lorsque vous serez à l’aise avec la gestion de la portance et les changements de cap, vous pourrez alors utiliser la traction de l’aile pour accélérer. Pour y arriver, il faut coucher le mât afin d’appliquer la force de l’aile sur le foil.